Qu’est-ce que la conscience ?

L’homme ne peut évoluer que par le biais de sa conscience.

Je vais définir ce qu’est la conscience : elle n’est pas un attribut de l’intellect humain, elle n’a rien de commun avec lui.

« La conscience est un principe du cœur.
Elle porte la Lumière en elle-même. »

Elle concerne seulement le cœur. Et quand nous disons qu’un homme a une vie consciente, nous ne sous-entendons pas le moins du monde une vie intelligente ou érudite. Ce que porte la conscience en elle a été éprouvé. Dans la conscience, il n’y a rien de non éprouvé. Donc, la conscience est une base sur laquelle l’intellect peut se développer et croître. Comme la lumière est nécessaire pour lire, la conscience est indispensable à l’intellect. Pour cette raison, la vie consciente doit précéder la vie intellectuelle. L’intellect a pour objet le côté extérieur des choses, la conscience est concernée par le côté intérieur de la vie.

Certains disent : « L’homme peut être intelligent sans avoir de conscience ». Non, mais le contraire est vrai. L’homme peut ne pas être intellectuel et être conscient. Ainsi ce qui pousse la vie vers le développement, c’est la conscience, et la conscience est une des qualités suprêmes de l’âme. Je ne parle pas de l’âme au sens ordinaire, mais de l’âme divine. Elle est le premier rayon que l’âme projette dans le cœur et ce rayon se répercute ensuite dans l’intellect humain. D’autre part, les forces de la conscience réveillent les centres et les capacités de l’intellect. En conséquence, si la conscience s’efface, l’intelligence aussi s’étiole. En effet cela se confirme dans la vie. Prenez un jeune homme qui a la conscience et dit : « Je veux aider mon père, ma mère, mes sœurs, je renonce à moi-même. » Pourquoi ce jeune homme se sacrifie-t-il ? Sa conscience est éveillée et son intelligence se développe. Ces fils et ces filles qui veulent se sacrifier, font preuve de sentiments altruistes et voient leur conscience s’amplifier.

Par contre les vieux disent : « Nous devons vivre pour nous-mêmes ». Par ces paroles leur conscience s’éteint et ils commencent à s’abêtir et s’alourdir. D’après la science divine la conscience des personnes âgées ne doit pas s’éteindre. Sachez qu’une personne âgée est dix fois plus courageuse et plus forte qu’une personne jeune. Ce sont elles qui doivent se sacrifier et non les jeunes, comme à notre époque.

Ainsi donc le progrès humain dépend du développement de la conscience. C’est pourquoi l’élève de la nouvelle Vie se doit de la cultiver avec ferveur. Il est écrit dans les Saintes Écritures : « N’attristez pas l’Esprit dont vous portez le sceau ». L’Esprit c’est justement ce rayon divin qui émane de l’âme. L’Esprit est mouvement. Il vient pour inciter l’homme à progresser.
Il faut étudier les lois de la nature et s’y conformer pour mener une existence consciente et ascendante, une existence sans superflu ni pénurie.

Si certaines expériences sont négligées ou omises, il lui faudra revenir en arrière pour les revivre, afin d’acquérir les qualités auxquelles elles correspondent, qualités nécessaires à son évolution future.

Dans la vie, il est inévitable de commettre certaines erreurs ; les corriger n’est pas chose facile. C’est pourquoi il se produit une sorte de rétrogradation de l’âme, pendant laquelle l’homme se sent comme abandonné par sa conscience. Au cours de cette période négative, aucune activité véritablement constructive ne lui est possible. Mais quand il se reprend, un progrès spirituel évident lui permet de poursuivre la marche ascendante de son évolution.

Si l’on veut se perfectionner pour mieux servir le Divin en menant une vie consciente, il faut commencer par travailler sur soi-même. Il n’y a rien qui soit caché à la conscience, à l’âme humaine. Cette âme est un miroir dans lequel Dieu voit tout.

« La seule chose qui ne nous trompe pas est la conscience. »

Lorsque l’on parle d’un « homme de conscience », on sous-entend l’expression dans son sens absolu. Un tel homme vit dans la pureté : il est bon, intelligent, noble et il possède ces qualités à la perfection. Le mensonge n’existe pas pour lui, ni même le moindre désir de travestir la vérité. Il est très franc, mais il ne dénonce ni ne juge personne.

Celui qui veut vivre pour Dieu et Le servir, doit posséder une absolue pureté intérieure et extérieure – une pureté fondamentale. Or lorsque nous disons qu’il ne doit pas s’occuper des défauts, des fautes et généralement des manifestations négatives d’autrui, nous entendons qu’il lui faut conserver pieusement sa pureté. S’il prête attention aux défauts des autres, il en deviendra à demi débiteur. En s’occupant des choses négatives, il nourrit ces défauts en lui-même et les entretient aussi chez celui dans lequel il les a remarqués.

Le monde spirituel ne tolère pas la critique.

Pourquoi rechercher le mal, les défauts, les erreurs des hommes ? Les critiques négatives, les pensées malveillantes constituent des éléments qui mènent vers la déchéance et la mort. Envisagez plutôt ce qu’il y a de positif en l’homme ; pensez à ce qu’il y a de divin en lui ; considérez-le en tant qu’âme ; quant au reste, c’est-à-dire au processus de développement qu’il doit encore subir, laissez-en le soin au grand Maître Sculpteur.

Ce n’est pas une science que de voir les défauts des autres, mais s’en est une grande que de découvrir le bien en l’homme et de provoquer sa manifestation dans sa vie. Que gagne-t-on à s’occuper des défauts de ses proches ? De cette façon, on ne fait que se salir et les salir, et on amoindrit ce que l’on a de précieux en soi.

Se quereller avec les gens ou les injurier démontre une regrettable absence de morale. Ce qui est moral, c’est de n’admettre aucune mauvaise pensée dans son esprit. Lorsque l’homme atteindra un niveau de vie proche de la perfection, il ne fera aucune remarque à personne. Pour entretenir des rapports normaux avec les autres, on ne doit tenir compte que de leurs traits positifs. Alors le bien se développera en eux, et c’est ainsi que l’on apprendra à les considérer avec les yeux de l’Amour.
Voir les défauts de nos semblables et les juger, c’est se comporter d’après la loi de la justice humaine. Depuis des millénaires que les hommes vivent d’après cette loi de critiques et de sentences, rien ne s’est arrangé. Voilà pourquoi même si nous n’aimons pas à priori une personne, nous devons rechercher les bons côtés de son caractère qui nous feront l’aimer. En nous habituant à cette façon de voir, nous acquerrons graduellement la faculté d’écarter de notre conscience les aspects négatifs qui l’affectaient auparavant, et chacun aura confiance en nous et nous considérera comme un ami.

Si vous ne vous efforcez pas de découvrir chaque jour chez un être qui vous est proche une qualité ou un trait positif, votre amitié ou votre affection prendra vite fin. Vous aiderez grandement quelqu’un à se corriger de ses défauts en ne gardant dans votre esprit que ce qu’il a de bon et de supérieur.

On doit être aveugle et sourd pour les erreurs et les défauts des autres. Si l’on s’y arrête et si on les critique, c’est que notre lien avec le Divin est faible, et notre évolution en est contrariée.

Ainsi donc la vraie connaissance est le résultat de la conscience et non de l’intelligence. Les connaissances du cerveau seules concernent le côté extérieur, mécanique de la vie. C’est de cette connaissance que peut naître le mal, car elle ne provient pas de Dieu. Mais c’est par l’éveil, l’élargissement, l’éclaircissement de sa conscience que l’homme peut en même temps développer son intellect, son cœur, ses pensées, ses sentiments et sa volonté.

Rappelons-nous que pour mener une vie consciente, la pureté doit en être la base. La pureté est un état de la conscience. Il est dit dans les Écritures : « Et il réfléchissait dans son cœur ». Cela signifie que le rayon émané de l’âme est envoyé dans le cœur, puis dans la conscience et que l’on réfléchit par lui. Ouvrir son âme comme un bouton de fleur qui s’épanouit, pour que la lumière divine y pénètre, c’est ouvrir son cœur, et il s’agit d’un processus de la conscience et non de l’intellect. Le Christ frappe à la porte de ceux dont le cœur est vivant ; là où le cœur est mort, Il ne frappe pas. Celui qui est prêt à accueillir le Christ lorsqu’Il frappe à sa porte mangera et boira avec Lui. C’est là une expérience intérieure sublime.

Comprenez donc que l’homme doit écouter son âme et savoir que le premier rayon que celle-ci envoie à son cœur, c’est sa conscience intime. Écoutez votre cœur raisonnable et réfléchissez avec lui. Rappelez-vous que les hommes sont encore des fruits verts, et ne vous prononcez pas à leur sujet. Souvenez-vous que les traits négatifs ne caractérisent pas les humains qui sont encore en cours d’évolution ; un jour, plus aucune trace de ces traits négatifs ne subsistera.

Lorsque vous aimez quelqu’un, considérez que tout est bien en lui.

Comportez-vous ainsi avec chacun pour demeurer dans l’Amour, le seul milieu dans lequel vous pouvez croître et vous développer. Ne vous occupez pas des erreurs et des défauts d’autrui, afin de conserver saintement votre propre pureté idéale, pour pouvoir capter ce que l’âme et l’esprit vous disent, et entendre ainsi la voix divine en vous.

Mais qu’est-ce que représente la pensée ? Le lever du soleil ou l’aurore de la conscience dans l’homme. Chaque pensée est un rayon de soleil ou un rayon de la conscience humaine. Quand l’homme pense, la tristesse le quitte. La tristesse est en relation avec le cœur et les sentiments. Si l’homme se laisse gouverner par les sentiments, il s’attriste. Dès qu’il commence à penser, il cesse de s’attrister. Quelle pensée disperse les chagrins ?– La pensée droite.

Chaque pensée tordue, dénaturée, ne fait que renforcer la tristesse, mais ne peut l’éliminer. Pour cette raison, si quelqu’un dit que ses pensées sont un obstacle dans sa propre vie, nous comprenons que ses pensées sont fausses et dénaturées.

Comment se déroule la pensée humaine ?

Elle se dirige dans le sens du vent, à l’image du cerf-volant. Vous direz que vous désirez être libres de penser comme il vous plaît. Il n’en est pas ainsi. La pensée droite n’a qu’une seule voie et la pensée tortueuse, erronée, en a plusieurs. L’homme est d’autant plus libre qu’il en est conscient, s’il est relié au principe primordial. Réjouissez-vous quand Dieu vous tient dans ses mains. S’Il vous lâche, vous vous trouverez dans les mains du vent qui vous agitera à son gré. Si vous tombez par terre, la mort vous attend. Hors de la conscience, aucune liberté n’existe.

L’essentiel dans l’homme se cache dans sa conscience qui l’élève plus haut chaque jour et dirige sa vie dans la bonne voie. Elle lui murmure ce qu’il doit faire, comment et où se manifester. En ce sens, la conscience de l’homme n’est rien d’autre que son principe fondamental. Certains l’appellent « intuition » ou « ange gardien », etc. Les affaires de celui qui écoute la voix de son intuition s’arrangent bien. Dès qu’il s’arrête de l’écouter, tout va mal. Si vous voulez être libres, gardez le lien avec le principe fondamental. Cela ne signifie pas que vous ne rencontrerez pas de difficultés. Vous traverserez des souffrances et des obstacles auxquelles vous saurez faire face. Les gens ont besoin d’une auto-éducation intérieure. Chacun doit savoir jusqu’où s’étendent sa liberté et ses possibilités. Plus la conscience est large, plus grande est la liberté de l’homme. La libre volonté marche sur la voie de la moindre résistance. Chaque pensée, sentiment et action manifestés, sont le résultat d’un processus complexe. Pour leur manifestation correcte et leur utilisation raisonnable, l’homme doit d’abord connaître les éléments de ses pensées, de ses sentiments et de ses actions, et ensuite les réunir en un tout à partir duquel il élabore un processus complet intellectuel ou spirituel.

Chaque état de conscience est une partie, le fragment d’un corps. Il peut être un triangle, un rectangle, un pentagramme, etc. Ce sont des symboles. Par exemple, le rectangle, le pentagramme et autres figures, représentent des qualités, des états de conscience. Ce sont des images vivantes et non des tableaux morts. Ils montrent comment les choses changent de place et de forme en passant du monde physique dans le monde astral, du monde astral au monde mental et du monde mental au monde causal. C’est seulement ainsi que l’homme pourra avoir une idée claire sur l’évolution de la conscience et sur son rôle dans la vie.

La conscience de l’homme est donc considérée comme une force intérieure organisant ses pensées, ses sentiments et ses actions. De nombreux savants contemporains ignorent où se situe la conscience. Le siège de la conscience est dans la tête et en partie dans la colonne vertébrale. Elle se manifeste par l’encéphale et la moelle épinière.

Dans les temps reculés, le capital de la conscience était ailleurs, et non dans l’encéphale. Certaines forces appartenant à la conscience ne sont pas encore passées dans la tête. Jadis, où était située la conscience ? Dans le système nerveux sympathique ou bien dans le plexus solaire ? Jadis la « tête » de l’homme se situait à cette dernière place. Il pensait avec son plexus solaire. Aujourd’hui, les savants considèrent la tête comme un lieu où sont situées les connaissances. L’homme en acquiert certaines et les grave dans son cerveau. Cela n’est pas la véritable connaissance, mais la mémorisation de certains faits. La vraie connaissance est celle par laquelle l’homme dispose des forces de son organisme. La conscience de tous les hommes n’étant pas développée à un même niveau, ils diffèrent les uns des autres dans leur morphologie, dans la manifestation de leurs pensées, sentiments et actions. Il en résulte que certains sont mathématiciens, d’autres philosophes, musiciens, peintres, artisans ou autres. C’est pour cette raison que les conceptions des gens sur la morale, sur le bien et le mal, diffèrent.

Le disciple doit posséder la maîtrise de soi, développer sa pensée, mais non pas à la façon des yogis. De nombreuses méthodes sont utilisées par les yogis, mais si l’homme ne les comprend pas, il risque de détraquer complètement son organisme. Ces disciples détraqués ont perdu leur lien avec la nature. Les lois de la nature raisonnable sont sévères. Je donne des méthodes qui présentent un moindre risque pour l’intellect. Ce sont les méthodes de la vie, de la nature raisonnable. Alors que les méthodes des yogis comportent de grands risques. Les yogis ressemblent aux Anglais qui aiment gravir de hauts sommets au péril de leur vie. Chaque année plusieurs dizaines d’Anglais périssent dans les montagnes ou sur les mers, mais ils persévèrent courageusement pour atteindre le but fixé. L’Anglais est fier. Il ne renonce pas facilement. Il dit : « Même s’il devait m’en coûter la vie, j’obtiendrai ce que je désire. » C’est un bon trait de caractère.

Étudiez d’abord les éléments de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions, afin de les unir en un tout complexe. Commencez par étudier les constituants de la patience pour venir à bout de votre impatience. C’est une science qui a différentes méthodes d’application. Pour le développement de la patience, faites l’exercice suivant : mettez-vous debout sur un pied, l’autre jambe relevée et pliée au niveau du genou selon un angle droit. Tenez-vous droit sans balancement. Quand vous vous auto-éduquez, ne vous balancez pas d’un pied sur l’autre, mais restez calme, silencieux et observez dans quelle direction penche votre corps : à droite, à gauche, en avant ou en arrière. Si vous n’êtes pas capable de devenir maître de votre jambe droite ou de votre jambe gauche, comment deviendrez-vous maître de tout votre corps, de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions ?

Arrivé sur terre, l’homme doit faire des efforts et travailler sur lui-même, fournir les matériaux nécessaires au développement de ses organes. Le Christ dit : « Accumulez les richesses sur la terre. » Il sous-entend les efforts que doivent faire l’esprit humain, l’âme humaine, l’intellect et le cœur. Ces matériaux récoltés par l’esprit, l’âme, l’intellect et le cœur sont transférés dans le monde invisible où des êtres d’une hiérarchie plus élevée les élaborent. De cette façon, ils réorganisent l’intellect et le cœur de l’homme.

Quand l’homme souffre, il doit connaître la cause de ses souffrances et leur origine. Cela ne concerne pas seulement les souffrances, mais aussi les pensées et les sentiments. Connaître les causes qui les ont provoqués et d’où ils viennent, permet de déterminer leur valeur. Cela est du domaine de la conscience. La conscience de l’homme est dans sa tête, là sont ses racines, ses branches et leurs ramifications. Vous direz que la conscience est une notion abstraite, sans organes spécifiques. On parle de conscience, mais personne ne sait par quel organe elle se manifeste. Cependant, tous ont remarqué qu’au moindre coup reçu sur la tête, l’homme perd conscience et subit de grandes perturbations.

Le disciple de la Vie sublime doit travailler pour acquérir la maîtrise de soi.

Ainsi son système nerveux pourra devenir résistant. Si vous êtes nerveux, faites l’expérience de regarder tranquillement sans cligner des yeux. Ainsi vous concentrerez votre pensée et régulariserez votre système nerveux. Certains pensent que la façon de regarder n’a pas d’influence sur le caractère humain. Il n’en est pas ainsi. Si vous parlez au sujet de Dieu et que vous regardez vers la terre, vous dévalorisez vos paroles. Quand vous parlez de Dieu, vous regarderez vers le haut. Le rayon qui sort de vos yeux fait un angle de 45° avec l’horizontale partant de vos yeux. Il est impossible à l’homme de parler sincèrement des questions sublimes et de regarder vers la terre. Le contraire n’est pas possible non plus : regarder en haut et parler de questions concernant la vie inférieure.

Donc quand vous parlez de Dieu, l’angle formé par le rayon sortant de vos yeux par rapport à l’horizontale, doit être au moins de 45°. En outre le rayon doit être ascendant et non descendant. Les pensées sublimes forment des angles ascendants et les pensées inférieures et négatives forment des angles descendants. Les savants ont prouvé que chaque sujet qui préoccupe l’intellect humain possède un angle spécifique, une dimension et une direction déterminés. Chaque angle a une signification intérieure. Lorsque vous exposez une idée, sans que l’angle qui lui corresponde soit formé, elle ne peut être réalisée. Une idée est réalisable quand les possibilités pour sa réalisation forment un angle spécifique. Quand un soldat tire, il ajuste son arme selon un certain angle pour atteindre son but. Les rayons du soleil eux aussi, parviennent sous un certain angle. Chaque travail raisonnable forme un angle et une ligne mathématiquement déterminés. Les pensées et les sentiments suivent la même loi. Si quelqu’un dit avoir pensé toute sa vie sans rien réussir, cela signifie que sa pensée n’a pas suivi les lignes et les angles qui lui correspondent.

Lorsque vous avez des difficultés à résoudre un problème, avancez la jambe droite et tendez votre bras droit en avant, les doigts de la main pliés vers vous avec l’index levé. Pliez ce dernier progressivement au niveau des autres doigts. Vous direz que cela est enfantin. Cela ne l’est pas. Celui qui peut plier et redresser son index correctement peut arriver à tout. Vous plierez et déplierez votre index de dix à trente fois, et en même temps vous oublierez tout ce qui vous entoure et tâcherez de pénétrer le sens du fait de plier et de déplier l’index. Aucun mouvement dans la nature n’est dépourvu de sens. Quand le berger veut attraper une de ses brebis, il utilise une houlette qui cache en elle un certain sens. Pour la même raison quand vous vous trouvez face à une tentation, dirigez votre index à l’extérieur et commencez à le plier et à le déplier. Ainsi vous saisirez la tentation et vous l’affaiblirez. La résistance de l’homme dépend de sa possibilité de plier et déplier son index correctement. En faisant cet exercice vous comprendrez sa grande importance. Donnez un porte-plume à quelqu’un dépourvu d’index et observez comment il apposera sa signature. Connaissant la signification de ce doigt, apprenez à le plier et à le déplier devant chaque mauvaise pensée qui apparaît dans votre intellect ou lors de chaque tentation. En faisant l’exercice examinez la mauvaise pensée, observez-la, et vous verrez qu’elle ressemble à un animal qui désire vous faire du mal. Cependant si votre conscience est éveillée, elle passera près de vous et s’éloignera sans vous causer de dommage.

Peter Deunov - La conscience

Tiré des conférences de Peter Deunov